Le chantier du supermétro crée déjà de nombreux emplois

Alors que le Grand Paris Express prévoit la création de nombreuses infrastructures à moyen et long terme, ce projet a déjà un avantage majeur : il permet la création d'emplois en région parisienne. Bien que le financement du supermétro et de ses installations dédiées soit conséquent, il semble déjà porter ses fruits en termes d’activité. Tour d’horizon.

Le supermétro : un projet productif

C'est la Société du Grand Paris (SGP) qui est en charge de réaliser le supermétro et les infrastructures dédiées à son exploitation. Coût du projet : entre 28 et 35 milliards d’euros. Pourtant, derrière ce budget faramineux, le projet du Grand Paris Express semble déjà porteur de richesse pour la région Île-de-France. Si d’un point de vue social le chantier du Grand Paris est une formidable opportunité, c’est aussi le cas en ce qui concerne le recrutement. Avec la sous-traitance aux PME locales et l'insertion de travailleurs en difficulté, la SGP tend à démontrer qu’elle va créer de nombreux emplois.

Le Grand Paris Express en chiffres

Pour se rendre compte des opportunités offertes par le supermétro en termes d'emploi, il suffit de s'intéresser aux chiffres proposés par la SGP et aux estimations à moyen et long terme.

 

  • 1 300 : c'est le nombre de salariés qui travaillaient déjà sur le chantier de la ligne 15 Sud en juillet. Il s'agit principalement de travailleurs spécialisés dans le génie civil, de consultants et d'ingénieurs. Un projet auquel il faut ajouter la participation de 156 PME franciliennes.

  • 5 000 : c'est le nombre de salariés qui devraient travailler sur la ligne 15 Sud à l'horizon 2019. Pour réaliser ce tronçon, 4 000 ouvriers sont également prévus par la SGP.

  • 18 000 : c'est le nombre total d'emplois que le projet du Grand Paris devrait permettre de créer, et ce, rien que dans le BTP. Et encore, il ne s'agit que des recrutements pour la construction du réseau. À cela s'ajoute l’embauche des employés qui construiront les futurs logements et commerces appelés à fleurir dans les villes fraîchement desservies par le métro.

  • 740 millions : sur les 3,7 milliards d'euros que coûte la construction de la ligne 15 Sud, c'est le chiffre d'affaires qui revient aux PME. Si Bouygues et Vinci se partagent une grande partie du budget, les PME profitent néanmoins de 20% du marché.

  • 5% : c'est le pourcentage des salariés en réinsertion qui travaillent sur le chantier de la ligne 15 Sud. Ce chiffre devrait progresser dans les semaines à venir avec la réalisation de nouveaux contrats d’insertion.